mardi, août 02, 2005

nouvelle 2 : "Je suis fou"

« Je suis fou »

Vers quelle personne pourrais je me confier. Sans hésitation, sans crainte de la choquer. Lui évoquer ma folie pourrait peut-être l’effrayer. Oui je suis fou car vivant dans un monde absurde. Avec un soupçon de connerie infirme. Je voudrais au moins une seul fois, juste une petite journée. Je suis sûrement trop gourmand. Alors laissez moi pendant une heure être moi. Ne plus être soumis à un accoutrement respectable, à une représentation mutilée par le mensonge. Je suis un fou sans thérapie. J’emmerde tout comportement social modèle. J’emmerde les énarques et tous ces connards des grandes écoles qui sont nés avec une cuillère d’or dans la bouche. Ce qu’ils ont oublié de mentionner c’est que le ballet dans le cul était vendu avec. Vous êtes incapables de nous diriger car vous planer à mille lieux de nos vrais préoccupations. Comme disait Victor, vous avez retiré l’échelle pour éviter qu’on monte. Profitez, votre fin de règne est proche. Les charpentiers c’est pas ce qui manquent dans la France d’en bas. J’emmerde tous ces extrémistes quel qu’il soit. Politiques, religieux ou mercantiles. Arrêtez de croire en nous comme des futurs adeptes. Votre baratin ne prend pas. J’ai une solution. Louez une salle, invitez vous. Prévoyez un maximum d’essence et foutez vous le feu. Ma charité judéo-chrétienne m’oblige à offrir l’allumette qui viendra brûler tout votre prosélytisme masturbatoire. J’emmerde toutes ces fausses racailles qui se la jouent quartier. Tu veux nous faire croire que t’es née dans le ghetto. Pauvre con. Et Charles Edouard, il est peut-être tant de t’assumer, non ? J’emmerde la logique des maisons de disque. Tu nous fous des procès au cul à cause du téléchargement. Remets toi en question du con. Tu penses pas qu’on allait lâcher 15e pour la galette que tu venais de pondre. Avant de nous accuser, va voir un procto et illico car vu ce que tu chies ça doit être grave. Minimum un cancer du colon. Tu comprends pas que tu nous étouffes avec tes Nolwen, tes Jennifer et autres poupées à la beauté fragile et à la voix ingrate. T’as virés des bons pour faire rentrer des brelles. Il est pas illogique ton raisonnement. J’emmerde toutes ces pouffiasses au QI de poules. Vous êtes obligé de mettre des talons pour voir le monde de haut. Mais comme dit Soprano, faut qu’on arrête de se prendre la tête avec ces poupées gonflables qui ne peuvent pas avoir de crises d’asthmes. Et utilises ton budget maquillages pour t’acheter des livres. Faut que tu penses à décoller, non ?. J’emmerde tous ces faux rebelles sur les campus qui refont le monde à coup d’idée réchauffée. Retire les couverts on mangera pas ce soir ça sent le brûlé. Tu portes un tee-shirt à l’effigie du Che. Mais rappelles toi qui serait le premier à te mettre une gifle. Comprends qu’il s’est battu toute sa vie contre ce que tu véhicules. Y’a pas un paradoxe dans ton propos. Et j’ai la même haine contre tous ces connards qui collent des stickers anarchistes sur leur sac pour faire branchés. Il est tant d’en finir. Je prépare vos billets. Remettez-vous en question car le moment de visionner le film de votre vie, un sentiment de honte planera au-dessus de vos têtes. Je suis pas la pour faire la morale ni faire le modèle. J’avais juste envie de vous cracher mon dégoût et mon venin plein rage et de peine.

Hadji, 04/03/05

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