vendredi, septembre 02, 2005

nouvelle 1 : "Il aura fallu"

"Ecrire peut-être un grand mal, quand la plume sèche sur l’idée. la phrase est à l’agonie. on parle des maux du mot"

« Il aura fallu »

J’en ai marre de passer pour le salaud de service. Qu’est-ce que je lui ai fait ? Qu’est ce qui légitime son comportement de merde ? J’en ai marre. Je ne veux pas la voir monopoliser le marché de mes émotions. Je veux être libre. Libre de penser et d’agir. Pourquoi devrais je me contraindre à l’aimer, à être heureux, à faire son bonheur. Fait-elle le mien ? Pourtant j’ai envie de la voir, de lui arracher ses raisons de cette bouche que j’ai tant convoité. Dis-moi, merde !! Pourquoi tu me hais ? Qu’est-ce qui explique ce clash entre nous deux. Je deviens fou. J’emmerde la raison et tous ces savoirs vivre qui nous poussent à agir contre notre propre nature. Non je ne veux plus attendre. Et attendre quoi, que tu réfléchisses. Mais sur quoi, tu les as pourtant tes putains de raisons. Tu ne les assumes peut-être pas. En tout cas tu ne les assumera plus. Je te le promet. Je suis devant chez toi. Je monte. Tu n’es pas là comme moi autrefois. Mais je te le jure que tu vas m’écouter. Entends mes larmes, vois ma haine, ressens ma souffrance. Je m’approprie le supplice de la folie et toutes ses conséquences. Tu dois rire, parler de moi à tes amis. Que pensent ils ? Un bel enculé, je suppose. Dis leur que je les emmerde et expliques leur que ma cruauté est sans limite. Tu peux te reposer, tu ne seras pas la seule à assumer l’obscurité de mon cœur. Putain, je délire complètement. Vois comment je suis devenu. C’est de ta faute. Mon âme s’émiette, ma conscience s‘évapore. Je t’imagine avec un autre et je meurs. Il aura fallu que tu m’imposes cette nouvelle torture. Mais que veux-tu ? Je ne serais plus lâche comme autrefois. Je vais agir. Demain je regretterais peut être. L’avant morgue, c’est fini pour moi. Tu ne peux pas fuir mais seulement m’accompagner. Tu le sais et tu l’appréhendes ce moment qui fera de toi un simple souvenir. Je t’attendrai. Ma vie est louée à tes explications. Comme toi, elle attend maintenant la fin de son bail.
hadji 20/01/05

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