lundi, décembre 19, 2005

Je repétitionne

Ils se foutent de nous !!!!!!!

http://www.ldh-france.org/actu_derniereheure.cfm?idactu=1165

Appel à signatures - ColonialismePétition contre l'application de l’article 4 de la loi du 23 février
Pétition à l’initiative de la LDH et des Historiens contre la loi du 23 février 2005
Nous n’appliquerons pas l’article 4 de la loi du 23 février
stipulant que “ les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif ”
de la colonisation


Les députés de la majorité ont refusé le 29 novembre d’abroger l’article 4 de la loi du 23 février stipulant que “ les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif ” dela colonisation. Ce qui avait été adopté par une assemblée quasi déserte, en catimini, vient d’être confirmé en toute connaissance de cause. La pétition des historiens contre la loi, publiée par Le Monde du 21 mars, a été à l’origine d’un mouvement de protestation représentatif de la majorité des enseignants et des chercheurs. La demande d’abrogation a été faite aussi par l’Association des professeurs d’histoire et géographie, par les syndicats enseignants, par les associations telles que la Ligue des droits de l'Homme et la Ligue de l'enseignement. La presse s’en est fait l’écho et a ouvert un débat depuis plusieurs mois. Le gouvernement, en particulier son ministre de l’Education nationale, qui affirme que les programmes demeurent inchangés, le Président de la République, qui parle de “ grosse connerie ”, mesurent la gravité de la situation ainsi créée, le gâchis qu’ils ont laissé devenir insoluble :

* Une loi qui impose une histoire officielle et nie la liberté des enseignants, le respect des élèves.
* Une loi amputant le passé des millions d’habitants de ce pays, nationaux ou étrangers, qui ne se reconnaissent pas dans cette déformation unilatérale de l’histoire.
* Une loi qui ne peut être appliquée, mais dont on ne peut obtenir l’abrogation.
* Une loi qui compromet le traité franco-algérien de paix et d’amitié en préparation, alors que des liens étroits et anciens associent les deux sociétés.

Cette loi permettra, à l’évidence, à des groupes de pression d’intervenir contre les manuels scolaires et les enseignants qu’ils jugeraient non conformes à l’article 4.

Cette loi, imposée par des groupes de pression nostalgiques du colonialisme et revanchards, nourris d’une culture d’extrême droite, est une loi de régression culturelle en ce début de XXI° siècle où toutes les sociétés doivent relever le défi de leur mondialisation, assumer leur pluralité, qui est une richesse.

Cette loi discrédite et ridiculise l’image de la société française à l’étranger, et le communautarisme chauvin qui l’inspire ne peut que favoriser des réactions de rejet. Présente dans le droit français, elle reste une menace pour l’avenir : si le gouvernement actuel promet d’en limiter la portée, qu’en sera-t-il de ses successeurs ? Universitaires, chercheurs, enseignants, nous n’appliquerons pas cette loi scélérate et continuons d’en demander l’abrogation de son article 4.

Nous demandons aux institutions universitaires, aux IUFM, aux associations professionnelles, aux syndicats d’enseignants, aux parents d’élèves d’organiser un vaste mouvement de protestation.
A l’initiative d'historiens, enseignants et chercheurs, cette pétition est ouverte également à la signature de tous les citoyens et associations qui la soutiennent.

Les signatures individuelles sont à envoyer à : contre_loi_fev05@yahoo.fr

Les signatures d'organisations à : loi23fevrier@ldh

dimanche, décembre 18, 2005

Les Frères Wanted

Dédié à Farid Abdi...

jeudi, décembre 15, 2005

Affiche = Fatigue

Voici une ptite affiche, bientôt la nouvelle qui l'accompagne...

Ce peut il qu'un jour on soit en paix? je me demande, je me demande et puis va! cela va faire deux mois et trois jours que je suis dans cette chambre. Avant, je pouvais bouger, j'allais acheter des cigarettes en bas de chez moi, chez Pierrot. je regardais la télé, le journal de 20h et je râlais sans cesse, je zappais en cours de journal sur la trois pour regarder plus belle la vie. Plus belle la vie...ça me fait doucement rire maintenant... Avant, je faisais du vélo le long du Rhône le dimanche après midi quand il faisait froid et sec, je prenais le train, comme ça, quand ça me prenait, pour aller voir marie a Poitiers ou Paul a Paris. je prenais le temps de m'ennuyer par envie!
Deux mois, trois jours que j'entends la radio parce que le son est poussé au maximum. Des infos en cascades, des morts partout, le monde qui pourri petit à petit. De moi, on en parle pas. Banal...Deux mois, trois jours que mes doigts de pieds sont figés. je ne peux même pas pisser toute seule, me laver n'en parlons pas! J'ai trouvé la solution pour arrêter de fumer...Deux mois, trois jours, sans patch, ni connerie dans le même genre, juste une solution radicale, se planter à 112 km/h dans un platane! ça gère comme solution, et ça coûte pas cher! Pas de tentation, pas question de replonger, impossible! 100% garanti! écrasée sur mon lit, je ne mourrais pas d'un cancer, c'est sur!

EMILIE PIGELET (2006)

Un bon remède contre la fatigue


De jeunes réals à connaître


lundi, décembre 12, 2005

Je pétitionne à mon tour

Et un moyen pour se faire entendre, la pétition! l'abrogation de l'article stupide voté en pleine nuit par des députés de droite sur les aspects positifs de la colonisation, je vous invite à aller sur le site pour accéder à la pétition.http://www.abrogation.net/index.php?q=37&submitButtonName=OK&id_article

J'ai honte sincèrement. Pour aller dans le hardcore, pourquoi pas parler du metissage du au viol des colons sur les femmes noires (esclaves entre autre). Il devrait peut être aussi nous remercier. Conneries. Ils sont beaux les représentants du peuple. Ces incultes devraient comprendre que les DOM TOM font partis de la France.

Et ne parlons pas de l'inefficacité du Président pour abroger ou retirer le texte. Faut être couillu Jacquo pour continuer à être chef d'Etat.

samedi, décembre 10, 2005

"No Color" (affiche)

Sympa comme taff


Donc voici l'entreprise fictive que nous avons décidé de créer avec des camarades (utilisez l'accent bolchévique) pour un cours. C'est un cabinet d'investigation et de stratégie économique... Ca fait mal au crâne je sais. Mais bon faut toujours trouver un taff qui te plait.
J'ai donc choisi le graphisme...

vendredi, décembre 09, 2005

Nouvelle : elle laisse traîner ses affaires ...

« elle laisse traîner ses affaires partout pour qu'on pense à elle »

Quand on s’est rencontré, Lola était une fille incroyablement bavarde. Ce qui lui plaisait c’était de trouver des petites anecdotes pour en faire de véritables histoires à dormir debout. Une certaine aisance pour la mythomanie, une richesse du mensonge, une soif de mystification des actes les plus anodins. Elle avait ce besoin d’être au centre des conversations, cette nécessité de monopoliser la parole. Et on l’écoutait. Elle était épanouie en groupe. En couple, c’était différent on se parlait comme des muets et on s’écoutait comme des sourds. Elle ne cherchait pas à croiser mon regard, regard tant convoité en soirée. Elle m’ignorait. Pourquoi, allez savoir. J’avais des difficultés à cerner le sexe opposé et je considérais que ma génération était d’une complexité à faire pâlir un sénégalais. Je ne cherchais pas à ce que tout soit droit comme la conscience d’un énarque au travail, mais la, le ras le bol s’installait. Pourquoi, Pourquoi, Pourquoi n’aurais-je pas ce privilège d’embarquer seul, on était obligé de rouler en fourgon sur la route de l’anecdote. Peut-être que monsieur n’était pas assez bon public pour madame. Et pourtant ! Mon cerveau travaillait à temps plein pour comprendre Lola et enfin avoir le droit de pouvoir être un privilégié. Je ne me laissais aucun moment de répit. Je ne pensais qu’à elle. Et puis contre toutes mes attentes, devant le peu de résultats de mes stratégies, un sentiment contradictoire s’était immiscé dans un coin de ma conscience. Je commençais à haïr cette femme qui ne s’intéressait qu’à elle, à ses futurs succès littéraire de table. Je n’en pouvais plus. Partout, dans la rue, au boulot, à la maison et même aux chiottes, son image me poursuivait. Elle avait cette intelligence de laisser traîner ses affaires partout pour qu'on pense à elle. Il fallait que ça cesse. Et puis il y a eu la soirée de trop. L’effet était comparable à un verre, vous savez celui qui vous rend malade et qui vous oblige le lendemain à dire : « je boirai plus jamais d’alcool de ma vie ». J’étais dans le même état. Lola avait eu un énorme succès la veille. Et moi, j’avais envie de vomir sur tous ces cons qu’ils l’admiraient. « Secouez-vous bordel, nettoyer la merde que vous avez dans les yeux ». Lola dormait. Elle avait ce sourire d’un lendemain de fête triomphante. Elle avait réussi de nouveau à conquérir. Cette femme symbolisait ma déchéance. Il ne fallait pas que je sombre. La dernière étape avant l’abîme non merci !!! On a retrouvé le corps de Lola, 3 jours après sa mort. La vie est une fatalité, pour une fois qu’elle avait une histoire originale à raconter.
(Hadj 2005)

2 nouvelles = les décolorés et leur armada de tarés

« Légende… »
J’ouvre le livre. Mon regard se fixe. Première description, banale, une femme et sa fille. Un homme se cache derrière elles. Le lieu est mort, triste. Regards méprisés, regards méprisables existent mais ne se croisent pas. L’homme est menaçant. Elles seront mortes à la prochaine page tournée. La légende, sergent SS, femmes juives, il gagna le concours.
(Hadj 2004)
« On a pas (encore) passé l'hiver »
J’étais resté dans ce camp pendant 3 longues années. 3 ans de ma chienne de vie pour un idéal éphémère. La foi patriotique passagère mais assez longue pour que je me fasse chopper. J’avais 19 ans quand je suis rentré pour la première fois dans l’abîme. Il faisait sombre. La première vision que je garde, c’est celle de ces lambeaux de chair. On n’avait pas affaire à des hommes mais à des pantins désarticulés, l’âme échappée et la conscience fuyante. La peur me saisissait. Première amputation, celle de l’esprit. On perdait peu à peu tous nos repères. Je voyais des gaillards être broyés par les conditions d’existence du camp. La brutalité du travail et la cruauté des capos nous empêcher de penser et de s’organiser. En nous déshumanisant, ils nous domestiquaient. Les coûts et les humiliations étaient notre solde pour travail rendu à la nation blonde. Sans nous en rendre compte, nous participions à la folie gammée. Ces obus, ces balles, toute cette artillerie allaient être au service du massacre organisé. Mais comment lutter. La vie avait abandonné l’esprit. Seul un sentiment assurait le réveil du matin : la haine. J’étais bouillonnant mais vivant. Chaque jour qui passait, les lits se libéraient pour recevoir de nouveaux esclaves. Les origines, toujours différentes : polonais, hongrois, roumains, français. Un vrai melting-pot concentrationnaire. Affaiblit mais toujours debout, mon cerveau devenait un véritable hangar à situations dommageables. Je me devais de vivre pour témoigner. C’était mon seul but, un but qui devenait la raison de mon existence. Etre debout. J’ai 22 ans. Les années aryennes ne m’ont pas achevé. Ma haine s’est mue en espoir. J’attends…
(Hadj 2004)

samedi, décembre 03, 2005

des délires parmis tant d'autres...














C'est à notre génération d'assurer le travail de mémoire

Travail de Mémoire :

G toujours été impliqué dans la transmission de cette mémoire. Avec des collègues nous avons réalisé un documentaire sur le camp de concentration de Poitiers ("le camp de la route de Limoges").
AREHSVAL (Association Recherches et Etudes de l'Histoire de la Shoah en Val de Loire) est une association qui assure ce travail de mémoire. Si vous êtes sur Tours ou ses environs, et si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à contacter Daniel Miszputen.

Ca va trop loin là!!!


Hollywood n'a plus de limites.
La preuve avec cette affiche :

25 mars 2006 : Mouzay aux couleurs du Tchad


Avec l’AFTR et le Conseil Municipal des Jeunes de Mouzay, Venez en aide à des villageois tchadiens :

Si vous voulez aussi participer à cette initiative vous pouvez en parler autour de vous, réserver le 25 mars, voire nous faire parvenir des bobines de corde marine pour les puits, des poulies, des trousses de couture, des nécessaires pour les premiers soins :pince à épiler(pour les épines, les achades) du sparadra, du doliprane, des la pommade type nivéa, du mytosil, du talc, du niphturil, du mercurochrome, , des lunettes de soleil, des gourdes isothermes, des lampes de poche avec des piles R20, des graines et des semences de choux, salades, concombres, tomates..., des dictionnaires, ou tout simplement des sous pour acheter sur place des cahiers, des crayons de paipier, des tailles crayons, des régles , des équerres...
Merci d’avance, nous nous engageons à vous tenir au courant des résultat de cette action.

Il faut juste assumer


Voici mon frère vu de dos. Certains pourront croire certaines choses...Mathieu comment dire il faut juste assumer.

Ma mère a été condamnée


AFTR (Association des Femmes Tchadiennes Rurales)



Qui sommes-nous ?
Une association créée en janvier 2003, régie par la loi française du 1er juillet 1901, ouverte aux femmes et aux hommes de bonne volonté, à l’exclusion de toute considération de nationalité, de philosophie ou de religion et qui poursuit les objectifs suivants :

Ø Aider à améliorer non seulement les conditions de vie des femmes en zones rurales, mais aussi des personnes âgées et des enfants,

Ø Contribuer au développement des activités rurales telle que l’initiation à la fabrication des produits locaux,

Ø Améliorer la santé et prévenir des maladies en milieu rural en créant des centres de santé et en aidant au forage de puits d’eau potable,

Ø Participer aux efforts de lutte contre l’analphabétisme et illettrisme des jeunes filles et garçons.

Ø Faire découvrir le mode de vie des femmes tchadiennes au travers de la gastronomie, des produits de beauté et de l’habillement.

Pour atteindre ces objectifs, nous pouvons disposer des moyens variés tel que :


Ø L’organisation des soirées culturelles sur le Tchad et sur notre mouvement, par la projection de diapositives et/ou autour d’un repas tchadien,

Ø Ateliers de couture ici et là-bas au Tchad,

Ø Solliciter des sponsors autour des projets précis,

Ø Compter sur des cotisations et dons des membres et sympathisants, subventions diverses,

Ø Faire la promotion de la mode vestimentaire tchadienne.

Pour infos et contact =
Madame MAHAMAT LOUANI Fatimé, présidente.
Siège social
18, rue Jules Romain
37550 Saint Avertin
Tél : 02 47 28 98 59
Port : 06 22 88 24 09
aftr37550@yahoo.fr

Totale exclu


Et merde, je me "peoplelarise". Mais c vrai g une exclusivité. Hadjprod est fière de vous présenter Starwars 7 : Dark Jedi. Et merci qui pour l'affiche.

Une idée, un projet...


Un matin, ca vous vient comme ca par hasard
et puis ca vous motive. Qui sait un jour ?

Hommage rien de moins


Eric Baumann : REPRESENT!!!!

"We Fuck It All"

Merde g pas demandé le droit à l'image. Tant pis pour ceux qui se reconnaitront...
A bientôt.

Les révoltés



On n'oublie rien, on encaisse. Le combat continue...

Actor's Studio


Un ptit délire avec ma soeurette (dédicace à l'inépuisable DD, reste comme ca on te kiffe)

Chonchu


vendredi, septembre 09, 2005

nouvelle 4 : "L'ultime fois"

"L'ultime fois"

Enfoiré, touches la encore une fois. Profites de cette dernière fois où tu peux exalter et réaliser que ta vie est au bout de ta main. Ne réfléchies pas. Moi je ne me laisserai pas cette chance. Tes coups sont mécaniques. Ils ne m’atteignent plus. C’est à son tour. Elle souffre gémit et encaisse les coups. Elle est étendue. Tu as réussi. Mais quoi ? A te rendre plus minable que tu ne l’étais déjà. Ma raison se fait la malle. Je la vois. Elle disparaît. Je ne peux plus bouger pourtant. Ta bestialité m’a assommé. Je ne veux plus être lâche. Je ne veux plus être témoin. Anonyme n’est pas un statut que mes sentiments peuvent assumer. C’en est fini de cette soumission brutale, de cette aliénation condamnant ma vie a une errance dans l’abîme de ta noirceur. Je n’ai plus de pages pour noter tous tes supplices. La liste est lourde, trop lourde. Je n’ai plus peur. Ta déchéance est proche. Je suis l’enfant, le fils et l’homme, elle est la femme, la mère, l’être qui t’a le plus aimé. Nous ne sommes plus tes martyres. Je vais me lever et te briser enfoiré.

Hadj

Merci à TF1 (ça va pas non?)

C'est quand même chaud d'assumer. Mais c'est cadeau :
Merci aux programmes spirituellement agonisants de la une de faciliter notre transit intestinal. Mais heureusement pour l’espèce française, nous sommes conditionnés à acheter une boisson à vertu guérisseuse luttant contre ses petit tracas du côlon. Cependant une douleur sphinctérienne persiste. Pourquoi, je n’en sais rien mais j’ai l’espoir de voir mon problème traité par Julien Courbet voir par Bataille et Fontaine. Mais mon enthousiasme me fait rêver. Je ne pourrais en aucun cas les séduire. Je n’ai hélas pas de malformation testiculaire et je ne vis pas avec un transsexuel nain. Je fais des efforts pour tant. Mais bon…

nouvelle 3 : "Instinct Animal"


"Instinct Animal"

Il est 8h. Comme tous les jours, j‘étais dans le bus à contempler les gens à travers la vitre. Je tentais de deviner leur vie, leur goût, leurs convictions. Continuellement en train de tripper sur des situations qui pourraient m'arriver. Pourquoi cette façon de pensée ? Une autre question me mettait dans une situation de doute : Comment trouver sa place dans ce trust social composé de personnes qui se marchent sur la gueule et se haïssent pour simplement avoir la meilleure place de parking à Carrefour. Mais peut être que je ne faisais pas l'effort de m'accrocher à une vie qu'il me semblait trop réel pour l'aimer. J'imaginais, je rêvais, je vivais. Je pensais ne pas être un individu unique. Combien de personnes ont ce raisonnement, combien de personnes rêvent de se lâcher, de ne plus être subordonnées à des comportements humains, aux limites du correctement social. Les gens accumulent des échecs, des frustrations diverses, des désirs non assouvis et tout ça vient alimenter gracieusement un sentiment de haine bouillonnant. En ville, j'adorais marcher dans la direction inverse et culbuter les gens et me dire au fond de moi que je les emmerdais ces cons de moutons qui allaient tous dans le même sens. Certains diront que c'est une recherche perpétuelle d'originalité, d'autres diront de jouer le pseudo – rebelle est d’une puérilité déconcertante. Ils ont peut-être raison même sûrement mais je vis à travers ça. Combien de fois j'ai eu envie impulsivement de faire peur à quelqu'un pour me venger d'une agression visuelle ou verbale ? Comme si le respect naissait dans la douleur et la crainte d'autrui ! Je pense encore comme ça aujourd'hui. En tout cas concernant les imbéciles qui se construisent un jugement hâtif à travers tes saps, ta façon de marcher ou de t'exprimer. Ceci permet de combler un manque flagrant de charisme. C'est comme cette sensation qui apparaît en toi quand tu traverses la rue. Tu as cette impression d’être un aimant à cons. Et pan, ça ne loupe pas. Il va se foutre de ta gueule et rire aux éclats avant de se barrer avec ses potes. Ce qui restera pour lui une anecdote à raconter sera pour moi de l'essence à rancune. Mon sentiment d'animosité envers lui sera plus grand. Combien de fois j'ai eu envie d'attraper ce type de mec par le col et lui démolir son putain de sourire ! Voir son erreur à travers la peur qui coulerait aux extrémités de ses yeux, voilà ce que je voulais. C'était le seul moyen de me calmer. Le seul moyen de purger mes frustrations. Voir ce mec se faire humilier devant ces propres copains. Passer pour l'enfoiré de service, j'étais prêt à l'assumer. Paradoxalement j'ai envi souvent de passer inaperçu aux yeux des autres mais se serait m'offrir une vie trop banale. Mes montées de violences sont intérimaires et restent des chimères. Mon imagination réussit à canaliser cette haine qui ne cessera de grandir tout le long de ma vie. C'est grâce à ça que je trouve mon équilibre de vie sociale. La famille continue à être un bon modérateur. Il reste encore à parler. Ce n'est pas mon cas. Je stocke. Mon cerveau est un vrai hangar à situations dommageables. C'est peut être malsain, enfin…

Hadji

Je me suis trompé....

Je mets de coté mon ego et mes idées sur le hip hop de la capital. J’ai eu tort et je l’assume. Le rappeur (et non MC) Kamnouze m’a bluffé. Je le voyais comme un rappeur formaté universale et pourtant le garçon m’a mis une grande claque. Mais c’est pas pour autant que je « cautionne » (spécial pour stevouille) son album et sa carrière. Mais je me dois de donner son texte.

Ca fait mal d’avoir tort.

J’accuse ces mots, Kamnouze (2000)

Ecrire c....pff, magique ! Quand j'ai commencé à écrire, j'ai découvert que je faisais plus que de raconter une histoire. Tu vois, écrire c une arme, une arme plus puissante que n'importe quel coup de point.Après la connaissance du résultat de l'impact d'une balle dans le bide. Apres une mère qui regarde les yeux de son fils dans le vide. Apres un pointeur excité qui brise sauvagement une enfance.L'homme a su créer le mot souffrance.Une dose pour apaiser aux proses pour confesser. De la dépendance des substances, t'es possédé. Tant dans un but, si agressif, cherche, on kiffe, au pif.L'homme a su créer le mot nocifPerdus dans ces tas de taudis, tu sais ce qu'on dit? Ici c le scandale chez certaines familles, il en existe encore aujourd'hui perdus dans ces squattes lugubres !L'homme a su créer le mot insalubre.Trompés par ces jolis mots qui représentent ce pays. Trahis par tant de promesses, à aimer les gens qui nous haïssent. Quand j'entends voter pour moi, changer tout sages et songes.L'homme a su créer le mot mensonge.Les jeunes qui cherchent la merde quand ils savent pas quoi faire, alors que certains cherchent à fuir tous ces pays en guerre. Si t'es un bonhomme et si tu veux dire bonjour aux anges.L'homme a su créer le mot échange.Des cicatrices psychologiques, aux marques physiques, du sang terreux, les sciences médicales et leurs pratiques. Des petites guenipes frappent et t'es traité comme un porc misérable.L'homme a su créer le mot coupable.Compter les punitions infligées par délit de sa gueule. Combien d'hypocrites, dans un regard, font comprendre se qu'ils veulent ? Des clones d'Hitler, éparpillés dans tout le globe.L'homme a su créer le mot xénophobe.Depuis tous ces débats où on peut partager ces propos. Et que les gens ne savent plus éviter un quiproquo.Ca part dans tout les sens, pour qu'en final résulte.L'homme a su créer le mot insulte.Y'a des parents qui baissent les bras devant leurs gosses. Seuls baissent les bras quand les choses se corsent. Quand c trop dur, on se débarrasse et demande pardon.L'homme a su créer le mot abandon.Laissé allé vers le fond, vers le ciel, persuadés qu'ici on a plu de rôle essentiel. Parés pour le grand saut, aujourd'hui se décide.L'homme a su créer le mot suicide.Dingue d'elle, trop fier de regarder, soit, mais t'es dingue d'elle. Tu te sens chelou, en mm tps tu te sens mortel. T'as beau être bad-boy, elle t'a pris de court.L'homme a su créer le mot amour.Déçu par la vérité tu tombes de haut. T'as tout donné, on s'est servi, après tchao. Les autres s'en foutent, style ils te disent que t'as pas de veine.L'homme a su créer le mot haine.Là d'où partent les règlements de comptes qui dégénèrent, là d'où partent les génocides, d'où partent les guerres. Plus rien à foutre de rien. Mais, fait gaffe à demain.Car l'homme a su créer le mot fin.Bombardés par tous ces mots, y'en a pleins le dico, que g eu sur mon concept, c'est un truc qui donne chaud, mec ! Ainsi comme l'homme a su créer tt ces mots, et moi j'ai su créer ce morceau : j'accuse ces mots, j'accuse ces mots !!!

lundi, septembre 05, 2005

Lyrics Chiens de paille 2

Chiens de paille
Comme un aimant, Comme un aimant (1999)
Une passion lézardée. l'érosion des années. Mes parents désarmés se séparent. La maison désormais résonne de leurs paroles désolées. Une part d'ombre est scellée.Pour ne pas rompre, esseulée, chaque jour, ma mère se bat. Elle a le monde à soulever et sur ses joues, tant de peine me navre.Goût amer. Je pars quand la foudre en elle parle. Pardon de m’sauver. J'ai mal de voir ce qui m'attend. Grand besoin de souffler. Pas le cran de la retrouver la tête dans les mains, en quête d'éléments, de raisons de garder les rangs. Je suis de ceux qui traînent tard, à squatter les bancs tels le fer. Et l'aimant. Ma vie s'fait d'ces moments où on est mieux loin d'chez soi. Moments d'éternité. L'éternité est un moment mais. On l'oublie l'un d'ces soirs où, en mal d'trophée, on refait l'monde loin des bras d'morphée, le cœur empreint d'c't'âme qu'ont les chœurs en plein stade mais peu importe le décor s'ancre on s'installe entre stages et intérims. En soi, rien d'terrible, on stagne là où des p'tites filles d'jà p'tites femme charment des hommes encore mômes fans de Jackie Chan pendant qu'des femmes encore p'tites filles élèvent des mômes d'jà durs comme des hommes. J'espère en l'espoir perdu, sur les cendres d'nos sorts, qu'leurs voix innocentes ne s'joignent à l'ensemble des perdants qu'nous sommes. D'autres s'voyant sans songe s'en vont, s'noyant dans leur sang. L'eau passe sous les ponts. Il m'semble qu'hier encore, ma mère m'embrassait sur l'front
Refrain :[Scratché : Cloués sur un banc, rien d’autre à faire (Shurik’n) Les rêves brisés transforment les songeurs en braqueurs (Akhenaton)]
J'ai pas choisi d'réduire mon monde à c'banc comme Escobar a Medellin, c'parce qu'erre l'spleen, c'parce qu'être mine.C'est l'récit d'mes nuits blanches dans la cohue déjà, communément, connu des gens du genre comme une légende, des gens collés aux bancs du genre comme un aimant. Assis, une lettre à la main, où les miens s'laissent être, ce coin d'terre maigre où les chiens aiment faire. j'profite de l'instant la où les chemins viennent s'perdre. Serein d'vant cette lettre dont j'sais rien, c'est peut-être tout et n'importe quoi mais n'rien savoir laisse une touche d'espoir rare à notre endroit. Entr'autres, en bas , j'en ai marre d'perdre. Cette lettre, une part d'rêve dans ce pâle réel.Un poumon quand, pour mort, mon esprit manque d'air, qu'trop de marques d'peine s'lisent sur ma face. La peur qu'y ait rien me harcèle, las d'errer en ville jusqu'au matin. De nouveau, vivre m'enivre. l'entrain rince mon cœur vide d'envie puis s'étalant sur mes lèvres, leurs coins se surélèvent. Le déçu se relève droit dans l'arène comme un roi devant sa reine et les fauves morts. Putain, j'sens resurgir d'affreux remords d'leur formol. Innocence, je rêve. Cette lettre, ma charge de revanche quand tout s'acharne sur les gens comme le hasard sur mes chances pour qu'notre passage prenne un sens. J'ai pas la hargne de naissance. J'rêve d'puiser dans ma jeunesse à grandes mains , qu'j'puisse prendre les bons chemins et n'm'brise pas, trimant comme tous triment, pour des miettes en guise de part mais l'rêve est mon vice.La vie s'marre quand ses fils marnent, lisant la lettre, j'réalise. Sa justice vaut autant que celle des hommes, aux dépends d'ceux d'ma zone. On s'débat tous dans c'monde mais on est tous seuls, en somme, j'te jure. j'resterai qu'un arracheur d'sacs aux yeux d'ceux dont la vie n'est autre qu'la vie des autres. J’baisse pas assez la tête. Peu d'idéaux mais les idées hautes. Radieux, l'ciel rend c't'enfer confortable, en fin d'compte, quand on regarde, combien montent ?Combien tombent ? Inutile de l'dire aux gosses.
Refrain

Lyrics Chiens de Paille 1

Chiens de Paille
Mille et un fantômes, Mille et un fantômes (2001)
Ma fille, inanimée au sol, visage de cire si gracile. Pupilles trop dilatées. Sur ses bras, des traces de fixes. Le regard vide,Ma femme ne réalise pas. Les images filent – larmes d’ inanité. Instants innommables nommés réalité. Mille et un fantômes, mes errances mentales. Le petit jour entame. Mes élans fantasques, le présent reprend place, me livrant aux vents de glace. Les fenêtres me crachent la dure haleine de cette ville pour être sûres. Que je me rappelle. Mais ces blessures-là peinent à se fermer comme pour que je mesure la perte. Le train me ramène à de lointaines années et leurs heures amères, quand la vie n’était pour moi, rien de plus que ma carrière.Le culte du labeur. Entre putes et dealers. Stup ès mineurs. Junkies.Fouilles au corps.Tricolore jusqu’ à l’ os. Costumes ordinaires. Visage gris - OrdinaireLa France du R.P.R, tendance R.P.F,Le cœur épris de justice. La tête pleine d’hier. Réac en R19.J’y croyais comme aux règles célestes, y jetait mes forces.Devint flic sans plaisir. Respecté sans ami. J’étais vide sous l’écorce.Mon univers : Interpellations de gens sans place qui, à terme, embrassent l’enfer.Etrangler les mecs, pour pas qu’ils avalent et qu’on plaque à terre.Et tremper les mains dans leur merde pour voir ce qu’ils avalent.Grammes ou amphet’.Ma vie de couple ressemblait à mon bureau. Une place pour chaque choseChaque chose à sa place. Des joies factices comme ces fleurs.Tapissée de regrets. Jaunissantes affiches. Le temps s’y fige comme l’aigreur.Chaque soir, côte à côte. On devenait si lointain. L’avenir, un vestige.On se parlait de rien quand on se parlait,S’écoutant, on souriait pour se cacher qu’on n’écoutait rien.Je gueulais que des ordres.C’était ma vie, gueuler des ordres,Ma femme se persuadait qu’elle était heureuse. Reine de la contrée des Ombres.Elle souffrait de se raconter à personne.Enviait ceux qui jouissaient de l’existence,Crevait que son monde se désole, Chaque soir, le même épisode. Je niais L’évidence.Je voulais rien entendre. Y’a pas plus sourd que celui qui ne veut rien entendrePuis vint ce coup de téléphone. Père ou mari, c’était tout comme pour moiPas pour ma fille - Overdose dans le square - J’ai fini d’être con mais trop tard.Dans l’square humide de la pluie. Les rides de la nuit. Les ruines de ma vie.Le SAMU vient de finir. Des mômes rient d’innocence. Sur le banc, le Vomis.Heroïn addict. Ma fille, sans bruit, part comme elle a vécu.Les bruits de la ville. Déjà, la vie poursuit et son souvenir aussi.A l’époque, je vivais dans ma guerre. Me voyais aussi brave qu’un brave.Je croyais changer le monde, vaille que vaille. Je rêvais, sur les plaques, de Mon blase.Mon histoire me navre. Hargne de naïf.Difficile de raconter des étapes qui m’échappent déjà.Quand j’ai su, j’ai pas voulu le croire. Coup de barre sur l’avenir.Le crobard ?. Un trou noir avec au bout, la vie. Beaucoup de mal pour voir.Si j’avais pu la foutre en taule, je l’aurais fait. Je n’avais que mon regard de Flic.Ne savait que ce que mon grade dicte. Je l’ai parquée dans notre appart’ Triste.Je pensais sauver sa vie avant qu’il ne soit trop tard. Le Drame de l’histoire.C’était le fait qu’il soit trop tard qui la maintenait en quelque vie.Elle hurlait. Ses entrailles brûlaient des feux du manque.L’enfer tient dans quelques mètres carrés. Navré, j’en avais la preuve vivante.Elle avait troqué tout ce dont on fait quelqu’un.Ces riens d’étoffes et d’écrins, Pour regonfler sa seringue.Elle s’offrait le déclin, me sommait de l’étreindre comme un pèreMais, trop con, j’ai jamais su.Sa mère tenait dans le silence. C’était plus sa fille. C’était plus sa vie.Dans ce corps infantilisé, je revoyais l’enfant assez tendre pour l’être.Vivant le long de son existence, j’ai jamais eu le temps pour elle.Un soir, sa mère lui a ouvert. Elle a pris la fuite.Pour la suite ? Ce qui devait arriver arriva. Overdose dans le square.Voilà. Après, y’a plus que la solitude et même pas le luxe de boire ;Rien d’autre à savoir. J’ai fini d’être con mais c’est trop tard.

samedi, septembre 03, 2005

Les mangas et le ciné

Un film ou un manga animé ? pour l'instant rien au programme.

Mais on connaît très bien les politiques du tout profit d'Hollywood. Après avoir vampirisé l'ensemble des héros charismatique des marvels et autres créateurs, les producteurs vont surement s'orienter vers la lecture japonaise. Et là ce sera le drame. Certaines adaptations des comics américains ont été réussi mais la majorité ont été piloté par des personnes soucieuces de faire du fric et non pas de retranscrire la meilleure image d'un univers dessiné. Si les auteurs pilotent et mettent en scène pourquoi pas. Mais il y a encore ce putain de finul cut qui a le pouvoir de transformer une oeuvre en merde. Mais avec chances ces adaptations seront asiatiques ? Alors amis toxicos prions.
Hadj

Mangas, trop d'évasions

Mangas, trop d'évasions ?

C'est un fait le manga (comme la bd) est devenu une vrai drogue. Je suis camé en les lisant et en crise lorsque que je les attend. Longtemps j'ai cherché des livres comme échappatoire. Des livres comme lieu d'exode. Je voulais structurer ma plume et lui donner d'autres sujets à traiter. Connaître de nouvelles émotions et les faire exploser. Et puis à la lecture d'un livre, ma concentration s'échappe et ne revient jamais. Je ne désespère pas de trouver un voix littéraire. Le livre historique est déjà un très bon compromis.
Enfin revenant au sujet e ce coup de cœur, les mangas. Ma première injection date d'il y a 10 ans avec DBZ comme bcp de gamins de mon âge. Aujourd'hui, je lis de tout même si mes préférences s'orientent vers les histoires d'enfants damnés et le bushido du Japon ancestrale.
Voici mes préférés : Chonchu, L’habitant de l’Infini, Priest, High School, Zetman, Blue Heaven, Old Boy et n’oublions pas le Mythique Dragon Ball qui n’a pas vieilli malgré les années passées.
Pour plus d'info visitez les sites suivants :
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Des artistes à connaître...


Des artistes à connaître... mais y'en a tellement à Marseille.

361records est un label marseillais, fondé en 1999 par Akhenaton, afin de signer les pointures de demain, loin des sentiers battus, 361 Records développe une identité forte. BOF COMME UN AIMANT, Chiens De Paille, PSY4 De La Rime, L’Algérino, son catalogue de références grandit, sans brûler les étapes. Akh devrait sortir son street album avec 361records. Quand à IAM, les artistes sont en "plein conflit". Ils ont décidé d'arréter de travailler avec leur major. Le conflit, c le choix dans l'avenir d'IAM : IAM en indépendant ou IAM en Major ?
Retrouvez toutes les informations necessaires sur le site 361 records (voir rubrique liens ou link)
Hadj

vendredi, septembre 02, 2005

Coup de gueule 1 : "Politique de logement ?"



Politique de logement ?




Après les deux incendies meurtriers ayant frappé cet été des familles africaines à Paris, le ministre de l’Intérieur a trouvé une solution : virer les « squatters » et les « mal logés » des bâtiments maintenant qualifiés de dangereux et d’insalubres. Mais a-t-on pensé à les reloger ? NON !!! On parle d’hôtels de la périphérie de Paris (les autres grandes villes connaissent la même situation) réquisitionnés pour accueillir les populations déjà et encore en difficultés. Mais ce plan n’est pas mis en place. A quand les bidonvilles ? Encore une fois, ce drame illustre parfaitement la méthode qu’utilise la France pour gérer ses problèmes. On attend que ça « merde » et après on déploie des moyens pour secourir et aider. Y’en a marre de cette façon de fonctionner. Il faudrait peut être qu’il pense à réfléchir avant. La situation de logement d’une certaine partie de la population n’est pas une découverte. Les médias se sont intéressés depuis longtemps en y consacrant des reportages et des témoignages mais rien n’y a fait. Et c’est toujours les plus démunies qui en payent le prix.

RAS le BOL !!!

« Les taudis brûlent et l'Etat vend ses immeubles chic et vides » (LIBE 02/09/05)http://www.liberation.fr/page.php?Article=320772

Le signe d'une future communauté ?


Comment adhérer, c'est très simple on adhère pas. Pourquoi s’enfermer, et étouffer notre désir à la liberté. On partage et c’est déjà bien comme ça. Ce symbole est réservé à toutes les personnes qui se lèvent le matin sans avoir l’envie de pourrir la vie de son voisin. Pas de prosélytisme à la con, je suis pas la pour ça. Juste envie de remercier toutes les personnes qui se battent pour améliorer la vie de leur famille ou les personnes qui luttent pour une cause juste et qui prouve de la même manière qu’on ne se torche plus avec le mot solidarité. Mais ce symbole est aussi très ambiguë car il réunit toutes les personnes qui trouvent comme échappatoire à leurs frustrations l'écriture. Alors à tous ces gens, merci. Le combat continue.

nouvelle 1 : "Il aura fallu"

"Ecrire peut-être un grand mal, quand la plume sèche sur l’idée. la phrase est à l’agonie. on parle des maux du mot"

« Il aura fallu »

J’en ai marre de passer pour le salaud de service. Qu’est-ce que je lui ai fait ? Qu’est ce qui légitime son comportement de merde ? J’en ai marre. Je ne veux pas la voir monopoliser le marché de mes émotions. Je veux être libre. Libre de penser et d’agir. Pourquoi devrais je me contraindre à l’aimer, à être heureux, à faire son bonheur. Fait-elle le mien ? Pourtant j’ai envie de la voir, de lui arracher ses raisons de cette bouche que j’ai tant convoité. Dis-moi, merde !! Pourquoi tu me hais ? Qu’est-ce qui explique ce clash entre nous deux. Je deviens fou. J’emmerde la raison et tous ces savoirs vivre qui nous poussent à agir contre notre propre nature. Non je ne veux plus attendre. Et attendre quoi, que tu réfléchisses. Mais sur quoi, tu les as pourtant tes putains de raisons. Tu ne les assumes peut-être pas. En tout cas tu ne les assumera plus. Je te le promet. Je suis devant chez toi. Je monte. Tu n’es pas là comme moi autrefois. Mais je te le jure que tu vas m’écouter. Entends mes larmes, vois ma haine, ressens ma souffrance. Je m’approprie le supplice de la folie et toutes ses conséquences. Tu dois rire, parler de moi à tes amis. Que pensent ils ? Un bel enculé, je suppose. Dis leur que je les emmerde et expliques leur que ma cruauté est sans limite. Tu peux te reposer, tu ne seras pas la seule à assumer l’obscurité de mon cœur. Putain, je délire complètement. Vois comment je suis devenu. C’est de ta faute. Mon âme s’émiette, ma conscience s‘évapore. Je t’imagine avec un autre et je meurs. Il aura fallu que tu m’imposes cette nouvelle torture. Mais que veux-tu ? Je ne serais plus lâche comme autrefois. Je vais agir. Demain je regretterais peut être. L’avant morgue, c’est fini pour moi. Tu ne peux pas fuir mais seulement m’accompagner. Tu le sais et tu l’appréhendes ce moment qui fera de toi un simple souvenir. Je t’attendrai. Ma vie est louée à tes explications. Comme toi, elle attend maintenant la fin de son bail.
hadji 20/01/05

mardi, août 02, 2005

nouvelle 2 : "Je suis fou"

« Je suis fou »

Vers quelle personne pourrais je me confier. Sans hésitation, sans crainte de la choquer. Lui évoquer ma folie pourrait peut-être l’effrayer. Oui je suis fou car vivant dans un monde absurde. Avec un soupçon de connerie infirme. Je voudrais au moins une seul fois, juste une petite journée. Je suis sûrement trop gourmand. Alors laissez moi pendant une heure être moi. Ne plus être soumis à un accoutrement respectable, à une représentation mutilée par le mensonge. Je suis un fou sans thérapie. J’emmerde tout comportement social modèle. J’emmerde les énarques et tous ces connards des grandes écoles qui sont nés avec une cuillère d’or dans la bouche. Ce qu’ils ont oublié de mentionner c’est que le ballet dans le cul était vendu avec. Vous êtes incapables de nous diriger car vous planer à mille lieux de nos vrais préoccupations. Comme disait Victor, vous avez retiré l’échelle pour éviter qu’on monte. Profitez, votre fin de règne est proche. Les charpentiers c’est pas ce qui manquent dans la France d’en bas. J’emmerde tous ces extrémistes quel qu’il soit. Politiques, religieux ou mercantiles. Arrêtez de croire en nous comme des futurs adeptes. Votre baratin ne prend pas. J’ai une solution. Louez une salle, invitez vous. Prévoyez un maximum d’essence et foutez vous le feu. Ma charité judéo-chrétienne m’oblige à offrir l’allumette qui viendra brûler tout votre prosélytisme masturbatoire. J’emmerde toutes ces fausses racailles qui se la jouent quartier. Tu veux nous faire croire que t’es née dans le ghetto. Pauvre con. Et Charles Edouard, il est peut-être tant de t’assumer, non ? J’emmerde la logique des maisons de disque. Tu nous fous des procès au cul à cause du téléchargement. Remets toi en question du con. Tu penses pas qu’on allait lâcher 15e pour la galette que tu venais de pondre. Avant de nous accuser, va voir un procto et illico car vu ce que tu chies ça doit être grave. Minimum un cancer du colon. Tu comprends pas que tu nous étouffes avec tes Nolwen, tes Jennifer et autres poupées à la beauté fragile et à la voix ingrate. T’as virés des bons pour faire rentrer des brelles. Il est pas illogique ton raisonnement. J’emmerde toutes ces pouffiasses au QI de poules. Vous êtes obligé de mettre des talons pour voir le monde de haut. Mais comme dit Soprano, faut qu’on arrête de se prendre la tête avec ces poupées gonflables qui ne peuvent pas avoir de crises d’asthmes. Et utilises ton budget maquillages pour t’acheter des livres. Faut que tu penses à décoller, non ?. J’emmerde tous ces faux rebelles sur les campus qui refont le monde à coup d’idée réchauffée. Retire les couverts on mangera pas ce soir ça sent le brûlé. Tu portes un tee-shirt à l’effigie du Che. Mais rappelles toi qui serait le premier à te mettre une gifle. Comprends qu’il s’est battu toute sa vie contre ce que tu véhicules. Y’a pas un paradoxe dans ton propos. Et j’ai la même haine contre tous ces connards qui collent des stickers anarchistes sur leur sac pour faire branchés. Il est tant d’en finir. Je prépare vos billets. Remettez-vous en question car le moment de visionner le film de votre vie, un sentiment de honte planera au-dessus de vos têtes. Je suis pas la pour faire la morale ni faire le modèle. J’avais juste envie de vous cracher mon dégoût et mon venin plein rage et de peine.

Hadji, 04/03/05